Artistes de rue : un arrêté municipal qui ne règle rien

COMMUNIQUE DE PRESSE DE PATRICK ALLEMAND

Artistes de rue : un arrêté municipal qui ne règle rien

 

Le seul mérite de l’arrêté est effectivement, comme l’a déclaré Steve Villa-Massone, de reconnaître qu’il existe des artistes de rue à Nice.

Mais franchement, cet arrêté ne règle pas grand-chose. Ce n’est, ni plus ni moins, qu’un recadrage qui ne dit pas son nom.

Les sites autorisés appellent déjà un commentaire.

Sans surprise, les places de Nice sont les premières bénéficiaires. Il y a six places à Masséna, trois à Magenta, trois à Grimaldi (rarement les artistes de rue s’y produisent), les places Rossetti, Charles Félix et Pierre Gautier disposent chacune de quatre places (on se demande bien d’ailleurs où mettre quatre emplacement d’artistes de rue place Rossetti alors que les tables des glaciers et limonadiers occupent quasiment tout l’espace). Certaines ne seront jamais exploitées tout simplement parce que peu de monde y passe, c’est notamment le cas de la place de l’armée du Rhin.

A contrario, il est tout de même invraisemblable que le quai des États-Unis et la Promenade des Anglais ne soient pas ouverts aux artistes de rue alors que c’est là, notamment en soirée, que se concentrent les flux touristiques.

Par ailleurs, à quoi cela sert-il d’offrir huit emplacements place Garibaldi s’il y a interdiction pour les artistes de rue de faire appel à une sonorisation amplifiée ou électrifiée.

Enfin, l’heure limite fixée à 22 heures en été est impossible à tenir pour une ville touristique comme Nice.

 

Patrick ALLEMAND

Conseiller municipal de Nice

Conseiller métropolitain de Nice Côte d’Azur