Construction d’un mur des déportés sur la colline du Château

Conseil municipal du jeudi 7 février 2019

Délibération 12.1 – Construction d’un mur des déportés sur la colline du Château.

Mme OUAKNINE.

Monsieur le Maire, mes chers collègues, cette délibération vous demande d’approuver la construction d’un mur des Déportés sur la Colline du Château. Cette mesure s’inscrit dans la suite du travail important de mémoire, réalisé depuis de nombreuses années sous l’impulsion de la Ville de Nice et de vous-même, Monsieur le Maire, par la participation au voyage de la mémoire initié par le Département, en 2004, que vous présidiez, par la visite du camp des Milles par les élèves niçois, par la pose de plaques au nom des élèves niçois déportés, et de nombreux autres hommages rendus devant l’hôtel Excelsior et à Moussa et Odette Abadi et surtout par la construction du Mur des Justes qui se sont illustrés par des actes héroïques pendant la seconde guerre mondiale.

Il était donc logique, dans la continuité de ce travail de mémoire, que la Ville rende hommage à des milliers d’innocents juifs déportés et partis de la gare de Nice, et de renforcer, à travers ce travail, pour que le sang de l’holocauste devienne, selon le mot de Samuel Pisar, le sang de l’espoir, dans une période où l’esprit de haine raciste et antisémite, avivé par les intégristes et les thèses négationnistes, impose une vigilance et une réponse pédagogique adaptée. Je tiens à saluer d’ailleurs l’engagement sans faille de notre maire dans tous ces combats, et à l’en remercier.

Sur ce mur, figurera la liste de noms établie sous l’autorité morale de Serge Klarsfeld.

[…]

M. ALLEMAND.

Monsieur le Maire, l’histoire entre la Ville de Nice et la communauté juive pendant la seconde guerre mondiale est une belle histoire. Il appartient à notre génération de construire cette mémoire qui va survivre aux derniers survivants, afin qu’elle serve à tous ceux qui vont nous succéder.

Oui, il y a eu des voyages de la mémoire, la pose des plaques au nom des élèves dans les établissements scolaires. J’en ai moi-même fait poser plusieurs, lorsque j’étais Premier vice-président de la Région, dans les lycées. Et vous-même avez continué, y compris avec les écoles primaires, comme récemment aux Baumettes. Tout cela ne pourrait pas se faire d’ailleurs sans l’amejdam qui réalise un travail énorme à ce sujet-là.

Il y a :

  • l’hommage à Moussa et Odette Abadi, auquel notre groupe n’est pas étranger puisque nous avions déposé un vœu par rapport à l’attitude extraordinaire de ce couple ;
  • le Mur des Justes, érigé en contre-bas de l’endroit où, chaque année, nous célébrons ensemble Urma

Et donc, c’est très logiquement, parce que c’est cohérent, et j’allais presque dire parce que c’est intéressant en termes de bouclage de cette partie de l’histoire, que ce Mur des Déportés vienne compléter le Mur des Justes, au même endroit. Cela a une vraie cohérence, et nous voterons pour.

M. LE MAIRE.

Je vous remercie également, Monsieur Allemand. Je sais que, dans ces domaines, nous nous sommes toujours retrouvés, en vrais républicains, et tout simplement en hommes et femmes de bien qui nous retrouvons dans ces valeurs humanistes. Ce qui n’est pas forcément le cas de ceux qui, aujourd’hui, sont prêts à accueillir à bras ouverts Monsieur Dieudonné dans notre ville. N’est-ce pas, Monsieur Aral ?

[…]

M. LE MAIRE.

[…]

Je mets aux voix le 12.1.

La délibération n° 12.1, mise aux voix, est adoptée à l’unanimité.