Création du grand parc paysager de la plaine du Var

Conseil municipal du 7 juin 2018

Intervention de Paul Cuturello

Délibération 0.3 – Création du grand parc paysager de la plaine du Var

Nous avons déjà eu l’occasion de commencer à l’évoquer, il y a environ un an, mais maintenant nous nous lançons dans les premiers travaux d’aménagement.

Je vous rappelle que, dès 2008, j’ai souhaité faire de la création des parcs et des espaces verts dans la ville une priorité pour améliorer le cadre de vie des Niçois. Depuis notre élection en 2008, c’est plus de 25 hectares d’espaces verts en cœur de ville que nous avons déjà aménagés. Bien évidemment, celui qui aura le plus marqué les esprits restera la Promenade du Paillon avec ses 12 hectares.

Il n’en demeure pas moins que, dans la continuité, nous proposons aujourd’hui, après avoir déjà aménagé un espace d’un hectare et demi qui nous appartenait, d’étendre de 25 hectares, soit le double de la Promenade du Paillon, la coulée verte de l’ouest, au cœur de la technopole de Nice Méridia, de Nice la Plaine, partant du sud du parc des sports Charles Ehrmann pour remonter en traversant le boulevard du Mercantour jusqu’au sud de l’Allianz Riviera.

Vous voyez à l’écran quelques planches qui vous montrent la première tranche de 6 hectares  dont  nous  lançons  les  travaux  immédiatement,  sur  laquelle  nous trouverons  à  peu  près  les  mêmes  offres  et  ingrédients  que  nous  offrons  aux familles sur la coulée verte de la Promenade du Paillon, à savoir à la fois des miroirs d’eau, des jets d’eau, des attractions pour les familles, le tout bien évidemment avec le même règlement des parcs et jardins, avec des réseaux de caméras de haute définition, d’une part, thermiques d’autre part, le parc étant fermé aux horaires prévus l’hiver et été, les mêmes horaires que les autres parcs et jardins. Je remercie notamment Bernard Baudin, notre adjoint en charge des espaces verts, de l’attention qu’il porte à ce dossier, Emmanuelle Bihar, notre adjointe de territoire, et notre adjointe aux travaux Anne Ramos qui, tous trois, suivent ce dossier avec beaucoup d’attention. Notre ambition étant d’achever ces 6 hectares d’ici la fin de l’année 2019 pour les mettre en service et, d’ici là, de faire valider les plans d’extension sur les 25 hectares qui constitueront ce parc in fine.

Qui souhaite intervenir sur ce dossier ? Monsieur Cuturello, vous avez la parole.

M. CUTURELLO.

Merci, Monsieur le Maire.

Par cette délibération, vous nous proposez la création d’un parc paysager dans la plaine du Var entre le palais Nikaïa au sud et la traverse des Arboras au nord, sur le côté ouest du boulevard du Mercantour.

Nous y sommes favorables, comme nous l’avons toujours été quand il s’est agi de la création d’espaces verts.

Je souhaiterais avoir néanmoins deux précisions quant à la mise en œuvre de ce projet.

D’après le plan fourni en annexe de la délibération, il apparaît qu’au sud, du côté du palais Nikaïa, il y a actuellement trois terrains de football utilisés qui seront supprimés. Ma question est : seront-ils remplacés et déplacés à quel endroit ?

Ma seconde interrogation concerne la maîtrise foncière nécessaire à la réalisation du projet. La Ville n’est pas propriétaire de la totalité des terrains compris dans l’emprise prévue, en particulier au nord du parc du côté des Arboras. À cet emplacement, il y a actuellement des entreprises en activité qui devront être déplacées.

Quel est le niveau de maîtrise du foncier, et vers où vont être déplacées les entreprises concernées ?

M. LE MAIRE.

Je vais peut-être répondre.

Excusez-moi, Madame Chesnel, si c’était sur le même sujet, vous aurez déjà des éléments de réponse.

Vous parliez des deux emprises qui sont occupées par une entreprise de pneumatiques  et  une  autre  entreprise.  Je  précise  que  ces  deux  entreprises occupent ces terrains sans droit ni titre et que des mesures d’expropriation ont été lancées. Elles ne les occupent pas depuis hier, cela fait trente ans pour certaines d’entre  elles.  Nous  sommes  en  négociation  avec  leurs  conseils  pour  qu’elles puissent quitter les lieux et que nous puissions procéder à leur aménagement le plus vite possible.

Quant aux trois terrains, Gilles Veissière, notre adjoint aux sports, peut peut-être en dire un mot ?

M. VEISSIERE.

En ce qui concerne ces trois terrains, nous avons bien sûr travaillé sur leur localisation éventuelle, mais seul le troisième terrain était prévu pour un sport de masse. Je vous rappelle que les deux terrains 1 et 2 appartenaient à l’équipe professionnelle OGC Nice et que, par l’arrivée du centre de formation et des quatre nouveaux terrains, ils n’en ont plus l’utilisation.

Le secteur de la Plaine, avec le centre de formation et l’arrivée du futur terrain pour le football féminin que monsieur le maire est en train de mettre en place dans ce site en prévision de la coupe du monde, est excellemment fourni. Seul le parc 3 devait être resitué, mais comme vous l’avez vu, nous avons fait récemment un terrain à double utilisation pour le hockey sur gazon et le football, qui va nous permettre de relocaliser le peu de clubs qui nous restaient sur le parc 3. C’est un des terrains les moins utilisés. Avec la situation très valorisante du Stadium et du stade Méarelli, la Conque Madeleine, la Victorine et l’AS Des Moulins ont pris possession de la plupart des jeunes footballeurs du secteur et, aujourd’hui, répondent à la demande de la population.

Le parc 3 était donc de moins en moins utilisé et comme nous avons une emprise importante dans l’ensemble du territoire avec l’AFCGT, car c’était principalement l’AFCGT qui avait des rencontres sur ce terrain, nous avons pu relocaliser.

Le parc 3 était sous-utilisé et les parcs 1 et 2 ont été remplacés avantageusement par le centre de formation, d’où le fait que ces terrains ne manqueront pas à la rentrée sportive, et nous avons déjà travaillé avec l’entente des clubs à qui nous donnons la possibilité de préparer tous les créneaux horaires du fait que le parc 3 ne sera plus à disposition.

[…]

M. ALLEMAND.

Juste une question, Monsieur le Maire, qui me préoccupe : c’est la question des accès, et notamment pour les visiteurs du parc qui arriveront par le tram qui monte sur la voie de 40 mètres, l’avenue Simone Veil. C’est assez loin, mais surtout il y a la question de traverser la route nationale 202. Qu’avez- vous prévu ? Des passerelles ?

J’aurais voulu avoir une réponse à cette question.

M. LE MAIRE.- D’abord, ceux qui s’y rendront par le tramway seront déposés au centre de maintenance Charles Ginésy, à l’entrée du parc, dans sa partie sud, et comme le parc est amené à traverser le boulevard du Mercantour pour rejoindre l’avenue Simone Veil, il y aura aussi une desserte par le tram de l’autre côté.

Je vais donner la parole à Christian Tordo qui souhaitait s’exprimer.

[…]

La délibération n° 0.3, mise aux voix, est adoptée à l’unanimité.