Financement auprès des partenaires en vidéoprotection

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Délibération 1.7 – Demande de financement auprès des partenaires institutionnels en matière de vidéoprotection

Plus sérieusement, j’allais dire : en matière de sécurité, persiste et signe. Nous avons à peu près 1 000 caméras aujourd’hui, un petit peu plus, un petit peu moins, je n’en sais rien, ce qui représente la plus forte densité de caméras de vidéosurveillance ou de vidéoprotection en France. Ce n’est pas pour autant que nous obtenons des résultats plus brillants, malgré ce que vient d’indiquer votre premier adjoint sur le nombre d’interpellations qui ont été effectuées grâce aux caméras de vidéoprotection. La question, nous la posons depuis longtemps dans des termes différents, ce n’est pas la question de l’élucidation qui est primordiale, c’est la question de la prévention, la question de la dissuasion, c’est-à-dire faire en sorte et construire une politique qui empêche de passer à l’acte, ce n’est pas d’arrêter ensuite l’agresseur.

De ce point de vue, la campagne a donné lieu à des échanges, nous avons eu des débats, il y a eu des propositions, mais je vois que pour l’instant vous n’en tirez rien de plus pour conséquence que d’acheter 50 caméras de plus.

Nous avions préconisé notamment une intensification de la contribution des policiers municipaux, n’en déplaise à certains syndicats, la nuit. Non pas pour une BAC municipale, comme vous l’avez suggéré, parce que là il s’agit d’une intervention et on est bien dans le domaine de compétence de la police nationale, mais qu’il y ait au moins des brigades, qu’il y ait au moins du bleu dans la nuit, nous l’avions appelé ainsi, pour faire en sorte qu’il y ait une dissuasion.

Et puis, en matière de prévention, je ne vois toujours rien venir alors que je considère, et nous l’avons longuement évoqué également, que notamment la question du financement de postes de travaux d’intérêt général serait de nature à dissuader la récidive, parce que la récidive est un problème qui n’est encore pas traité du tout.

Je ne vais pas refaire le débat complet, de plus je vois que, pour une fois, la sécurité n’a pas l’air de vous intéresser.

[…]

Du coup je continue. Il n’y a toujours rien de fait en matière de salle de citoyenneté, il n’y a toujours rien de fait en matière de réparation pénale. Que comptez-vous faire pour prendre à bras-le-corps le problème de la récidive ? Et ne me

sortez pas la question de Taubira, je vous parle de vos pouvoirs à vous, de vos pouvoirs en matière de prévention, puisque c’est vous qui êtes responsable en matière de prévention de la délinquance.

Je veux bien qu’on continue à équiper la ville de caméras de vidéosurveillance, mais il est temps de prendre conscience que ce n’est pas la seule réponse possible et ce n’est pas 50 caméras de plus qui vont changer grand-chose à la manière dont les choses se passent actuellement en ville.

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