Le micro quartier de la mairie

Tribune de Patrick ALLEMAND pour du journal municipal « vie des quartiers » n°39 : édition juin 2019

Le micro quartier de la mairie

Quand on évoque les rues Saint-François-de-Paule et Alexandre Mari, on pense immédiatement à la mairie où se déroulent conseils municipaux et mariages.

Vers le milieu de la rue, l’église Saint François de Paule, un magnifique baroque tardif occupé par les dominicains, fait face à l’Opéra de Nice. Ce théâtre lyrique, édifice néo-classique, est classé monument historique depuis 1992 et est géré en régie municipale. Cette rue était à la fin du XVIIIè siècle la plus importante de la ville.

Véritable porte d’entrée du Vieux Nice, c’est là que l’on trouve les premiers fleuristes de ce qui fut un temps le plus grand marché aux fleurs du monde. Aujourd’hui, subsistent des commerces séculaires comme la confiserie Auer ou la cave Bianchi.

Au cœur de ce micro quartier, délimité au sud par le quai des Etats-Unis et au nord par l’Apollon de la fontaine Masséna, il y a le terrain Sulzer. Ce terrain aurait dû  accueillir un palace 5 étoiles mais il fut mis fin à ce projet  après la découverte d’une affaire de corruption sous la municipalité de Jacques PEYRAT.

Quatre parkings souterrains, Saleya, Palais de Justice, Corvesy et Sulzer, contribuent à faire évoluer le quartier vers la piétonisation. Des changements de sens de circulation, pas toujours heureux, se succèdent. La rue Alexandre Mari a été intégralement rénovée, la rue Saint François de Paule, piétonnisée sur la moitié de sa longueur.

Le jardin Sulzer, quant à lui, ouvre une perspective vers la mer et vers les neuf lignes obliques de Bernard VENET qui nous rappellent que Nice n’est française que depuis à peine plus de 150 ans.

Ce quartier, trait d’union entre le centre ville et la mer, est très animé et en plein développement.

 

Patrick ALLEMAND – Paul CUTURELLO – Christine DOREJO

Pour le groupe « Un Autre Avenir pour Nice »