lutte contre toutes les violences faites aux femmes des Alpes-Maritimes 2017-2020

Conseil municipal du jeudi 7 juin 2018

Intervention de Christine DOREJO

Délibération 18.3 – Signature du schéma départemental partagé de lutte contre toutes les violences faites aux femmes des Alpes-Maritimes 2017-2020

Il est proposé au Conseil municipal d’autoriser M. le Maire ou son représentant à signer le schéma départemental partagé de lutte contre toutes les violences faites aux femmes des Alpes-Maritimes 2017-2020 ; d’autoriser M. le Maire ou son représentant à signer toutes les pièces consécutives à l’exécution de la délibération.

M. PRADAL.

Madame l’Adjointe, je vous remercie. J’ai des demandes d’intervention. Madame Dorejo.

Mme DOREJO.

Monsieur le maire, je vous remercie. Je ferai cette intervention en deux parties.

Madame l’Adjointe, j’ai lu avec beaucoup d’attention ce schéma départemental partagé de lutte contre les violences faites aux femmes. Dans le cadre de la délibération 18.3, je vous indique par avance que nous voterons cette délibération, mais nous aurons besoin de quelques précisions : dans le cadre de la fiche d’action n°7, soit le dispositif TGD (Téléphone Grave Danger) mis en place par la convention du 10 juillet 2015, pouvez-vous nous indiquer quelle est la progression des moyens envisagés, humains, matériels et financiers, sachant que le TGI de Nice dispose de six TGD, et d’un seul poste de référent juriste.

D’autre part, pouvez-vous m’indiquer, dans le cadre de l’introduction de ce schéma, en page 8, ce qu’il en est des mariages forcés et des mutilations sexuelles féminines, puisque ceci est resté en clair ? Pouvez-vous me préciser s’il existe dans la liste des organismes membres de la Commission départementale de lutte contre les violences faites aux femmes -services de l’État, les établissements publics de coopération intercommunautaires, collectivités territoriales, associations et professions libérales etc.- des représentants d’associations de personnes en situation de handicap, car je ne les ai pas identifiées ? Il est possible que ce soit un oubli de ma part, mais je crois avoir listé l’ensemble des acteurs, et ne pas avoir trouvé leurs représentants. La difficulté pour ces femmes victimes de violences pour trouver un hébergement d’urgence adapté à leur handicap me semble être une nécessité pour intégrer ce programme. Madame l’adjointe, je vous remercie.

[…]

Mme DIOUF.

Ce sont des points de vue, ce sont des choix et une vision. Je constate que Mme Arnautu continue à caricaturer. Vous allez voir, Madame Arnautu, je vais vous surprendre et vous rappeler que ce schéma était quand même rédigé par l’État et nous sommes partenaires de l’État car c’est quand même une volonté politique de Christian Estrosi depuis 2010, dans le cadre du CLSPD, d’inscrire la lutte contre les violences faites aux femmes dans ce Contrat local de la Prévention de la Délinquance –ma chère Catherine Chavepeyre- et d’ailleurs nous travaillons en lien avec la Maison des victimes sur l’accompagnement et l’orientation des femmes victimes de violence.

Vous caricaturez, mais je vais être un peu d’accord avec vous, au tout début, parce que je ne suis pas favorable à l’écriture inclusive, parce que le combat n’est pas ici, mon combat n’est pas là. Je suis fière d’être dans cette majorité municipale. Le combat est ailleurs, au niveau des femmes que nous accueillons de façon journalière avec ma collègue Joëlle Martinaux. Vous mélanger un peu tout. Je suis ravie que l’on ait pu signer ce schéma départemental, c’est un projet porté aussi par l’État, piloté par la déléguée à l’égalité et aux droits des femmes, Natacha Himelfarb, les institutionnels, aussi bien les partenaires associatifs que les membres des Commissions départementales qui sont aussi des services de l’État, des établissements publics de coopération intercommunale, des établissements publics comme les CHU, ainsi que les collectivités territoriales et les associations.

Pour en revenir à votre question, effectivement, vous parlez encore des femmes excisées…

Mme DOREJO.

La question est que cela ne figure pas dans le cadre de la page 8, et dans le cadre de la prostitution et exploitation sexuelle, il n’est pas mentionné…

M. PRADA

Madame Dorejo, vous ne faites pas une nouvelle intervention. Vous reprécisez bien, et Madame l’adjointe, vous répondez s’il vous plaît rapidement à cette question renouvelée.

Mme DIOUF.

Comme je vous l’ai dit, je tiens à disposition l’écriture définitive de ce schéma départemental, puisque c’est un rapport qui nous a été proposé par l’État, puisque l’expérimentation de ce schéma départemental a commencé par l’Ouest du département.

Pour en revenir au Téléphone Grand Danger, puisque vous avez posé une question sur le Téléphone Grand Danger, nous ne sommes pas dans ce dispositif-là, puisque c’est un dispositif porté par le Parquet de Grasse, qui est plus ou moins régalien, et qui est piloté par l’association Harjès qui a débuté cette expérimentation dans le côté Ouest du département.

M. PRADAL.

Merci, le débat est fini.

Mme DOREJO.

Et pour les femmes handicapées ?

Mme DIOUF.

Pour les femmes handicapées, vous avez la Commission intercommunale d’accessibilité qui est présidée par Jacques Dejeandile, et je pense que vous pouvez lui poser des questions.

Mme MARTINAUX.

Pour les femmes handicapées, des structures d’accueil sont organisées.

(M. Christian Estrosi reprend la présidence de la séance du Conseil municipal à 17 heures 40).

M. LE MAIRE.

Je vous remercie. Nous allons passer au vote des rapports. La délibération n°18.1, mise aux voix, est adoptée à l’unanimité.

La délibération n°18.3, mise aux voix, est adoptée à l’unanimité. La délibération

Authored by: Christine Dorejo