Rapport annuel 2018 sur la situation en matière de développement durable

Conseil municipal du vendredi 23 novembre 2018

Délibération 2.1Présentation du rapport annuel 2018 sur la situation en matière de développement durable de la ville de Nice

La remarque que j’ai faite en Conseil métropolitain conserve toute sa valeur. Je regrette qu’il n’y ait pas un document strictement ville de Nice qui nous permettrait de mieux appréhender l’action propre à la ville.

J’ai lu attentivement le document et je vous donne acte de sa qualité.

L’ensemble des actions est regroupé autour de cinq finalités :

  • La lutte contre le changement climatique,
  • La préservation de la biodiversité,
  • La cohésion sociale et la solidarité,
  • L’’épanouissement des êtres humains,
  • La dynamique de développement responsable.

On ne peut qu’adhérer sauf que cela ne résiste pas à un examen plus approfondi. C’est un peu l’auberge espagnole.

Nous apprenons par exemple que Nice est la troisième ville de France  où il fait bon vivre avec son chien.

Par contre on prend acte que la ville ne mène pas  une politique suffisamment volontariste en matière d’accueil des handicapés. Ces derniers représentaient 6,3 % du personnel en 2015, ils ne sont plus que 5,9 % en 2017.

Il n’y a toujours pas la moindre ligne sur l’extension de la ligne 1 du tram vers La Trinité.

Le document confirme la faiblesse de l’effort consenti pour les logements sociaux (10,9 % en 2013, 11,7 % en 2017). Au rythme de 0,2 % par an, on n’y est pas encore.

Vous annoncez une politique de maîtrise de la demande en énergie des bâtiments scolaires, mais la réalité budgétaire, c’est -20% d’investissement cette année dans les écoles.

Vous parlez de Smart Valley, de Smart Grid, mais en action n°8 de l’agenda 21, on trouve le bâtiment Iconic qui est le contraire d’un bâtiment durable.

Vous indiquez que les travaux de la gare Thiers  permettront de passer de 110 TER par jour à 180 TER par jour. Mais la réalité à la Région est différente. Il y avait, fin  2015, 700 TER qui circulaient sur le réseau, ils ne sont plus que 491.

Vous revendiquez, et vous avez raison, une subvention de 2 000 euros pour acheter un véhicule 100 % électrique, mais en même temps, vous allez compenser la taxe sur la conversion énergétique avec un chèque carburant de 20 euros. Mais où est la cohérence?

Vous évoquez le retour des nids d’hirondelles mais il n’y a pas une seule ligne sur la prolifération des rats partout en ville, de Lépante à l’Ariane ou du Vieux Nice à Carras.

En page 67, le transfert  de compétences du tourisme  des communes vers la métropole est présenté comme une action de développement durable. Il faudra me dire en quoi ?

Il en est de même du contrat financier Ville de Nice-État dont on se demande bien en quoi il a sa place dans un rapport sur le développement durable.