Requalification de la place Pierre Gautier du Cours Saleya et de la Cité du Parc

Conseil municipal du jeudi 7 février 2019

Délibération 0.3 – Requalification de la place Pierre Gautier du Cours Saleya et de la Cité du Parc – Convention de maîtrise d’ouvrage unique avec la Métropole Nice Côte d’Azur.

Ci-dessous l’intervention de Patrick ALLEMAND extrait du conseil municipal

 

Il s’agit de la requalification de la place Pierre Gautier, du cours Saleya et de la Cité du Parc, une convention de maîtrise d’ouvrage unique avec la métropole de Nice Côte d’Azur. Je vous propose de regarder un certain nombre de visuels.

[Présentation de visuels]

Nous avons engagé une concertation de près d’un an avec l’ensemble des riverains et commerçants de ce périmètre. Il y a actuellement sur le cours Saleya une confrontation avec les restaurateurs qui fait qu’il y a de plus en plus de mécontentement, tant de la part de la clientèle que des exploitants, aussi bien de bancs que de restaurants. Nous avons travaillé sur la manière de faciliter les circulations. Nous avons pris en compte aussi le fait que, après avoir refait, il y a quelques années, la place Pierre Gautier qui était innommable, en goudron et bitume avec des voitures de tous les côtés, cela a tenu pendant deux ou trois ans et puis, même les services de la préfecture et du palais de justice ont commencé à envahir ce qui était une zone totalement piétonnisée. Je me suis donc demandé ce qu’il fallait faire pour empêcher les usagers d’y garer leur voiture.

Il se trouve que j’aime bien voyager pour voir ce qui se fait ailleurs et, à l’image de ce que j’ai pu voir sur une très belle place à l’identique à Barcelone, qui était plantée de palmiers avec des terrasses tout autour, je me suis dit qu’au fond, il suffisait de planter des palmiers sur l’ensemble de la place et d’en faire une palmeraie, de sorte qu’il n’y ait plus de place pour les voitures. On réglait ainsi le problème. On n’aura plus la possibilité de venir y stationner.

Cela a été accueilli avec beaucoup d’enthousiasme par l’ensemble des riverains et des acteurs du quartier.

Et puis bien sûr, dans ce prolongement, j’avais annoncé il y a quelques années que nous ouvririons les arches des Ponchettes pour créer une profondeur depuis les Ponchettes vers le cours Saleya, et qu’en même temps nous requalifierions la Cité du Parc en donnant notamment la possibilité aux restaurateurs de faire une exploitation dans la Cité du Parc pour l’animer et la faire vivre, là où l’on a, derrière la vitrine emblématique du cours Saleya, un lieu inqualifiable. C’est donc aussi l’une des trois tranches dont nous engageons le chantier tel que nous vous le présentons. À travers ces arches, c’est une profondeur que nous donnons aux Ponchettes sur cette partie du quai des États-Unis qui donne le sentiment que l’on est contre le front de mer, on lui redonnera ce que les architectes turinois avaient cherché à lui donner il y a maintenant environ deux siècles.

Je n’entre pas plus en détail sur ce rapport.

[…]

M. ALLEMAND.

Monsieur le Maire, c’est un projet qui ne nous fait pas peur. Nous allons le voter. Nous allons le voter, mais je voudrais quand même rappeler plusieurs éléments

D’abord, la concertation a été longue. Je m’y suis particulièrement intéressé. J’ai signé la pétition des fleuristes comme de nombreux Niçois, et j’ai pu hier constater que, manifestement, vous avez pu répondre à leurs inquiétudes. De ce point de vue, cela nous convient.

Ensuite, vous parlez de la requalification du cours Saleya, de la place Pierre Gautier et de la Cité du Parc, mais je n’oublie pas, et vous venez de le dire officiellement en réponse à M. Decoupigny, que vous avez renoncé au projet de réouverture de la promenade des Ponchettes. Cela ne nous contrarie pas et d’ailleurs, si vous reprenez vos archives, dès 2009 j’avais dit que c’était quasiment infaisable. Nous sommes donc là-dessus sur la même longueur d’onde.

En revanche, je vous ai interrogé par un courrier du 16 octobre 2018, sans réponse à ce jour – et c’est rare -, sur le devenir des galeries des Ponchettes et de la Marine,

car des rumeurs de fermeture circulaient, mettant en émoi jusqu’à la Villa Arson. Je n’imagine pas que ce dossier soit dissocié de ce projet. J’aurais donc voulu avoir des précisions sur cette question.

 M. LE MAIRE.

La galerie des Ponchettes ou la galerie de la Marine ?

M. ALLEMAND.

Les deux.

M. LE MAIRE.

Tout ce que nous évoquons aujourd’hui a fait l’objet de dix réunions de concertation. Nous avons fait venir tous les acteurs, aucun n’a été laissé de côté ; pas un seul syndic d’immeuble, pas un seul maraîcher, producteur, horticulteur, fleuriste n’a été laissé de côté, tout le monde a été invité. Mes adjoints en charge ont tous participé et animé les groupes de travail. Cela s’est terminé dans la grande salle de réception de la Ville, où ils étaient présents à 95 %, par un vote des acteurs économiques concernés avec lesquels nous avons aussi, dans ces réunions de travail, élaboré le calendrier de chantier, puisque cela se fera par tranches pour ne pas interrompre l’activité du cours Saleya, bien évidemment.

Nous avons alors déterminé qui serait déplacé avant l’aménagement de la palmeraie sur la place Pierre Gautier. C’est par exemple le cas pour les fleuristes qui sont les premiers à être concernés par la première tranche ; ils seront place Pierre Gautier, puis dès qu’on aura fini, on les remettra cours Saleya, ensuite ce sera les maraîchers qui iront place Pierre Gautier, puis on les remettra à la place des maraîchers ; ensuite ce sont les producteurs qui eux, en revanche, seront définitivement positionnés sur la première partie, côté sud, de la place Pierre Gautier. C’était leur souhait, c’était leur demande, et ils sont donc totalement satisfaits puisque nous répondons à cette demande.

Vous appartenez au parti des peurs, Madame Arnautu, on dit toujours « ils ont peur, ils ont peur », vous l’avez répété seize fois exactement, j’ai compté tout à l’heure, parce que votre stratégie est de faire peur à tout le monde pour qu’on vote à partir des peurs.

[…]

M. LE MAIRE.

Mais on a un peu l’habitude, avec le Front national, des parachutages.

Je mets aux voix le 0.3.

La délibération n° 0.3, mise aux voix, est adoptée à l’unanimité des suffrages exprimés.

 S’abstiennent : Mme Arnautu (pouvoir de Mme Georges) – M. Aral -M. Domergue.