Convention de partenariat relative à la sécurité avec le Centre Hospitalier Universitaire pour la mise en place de boutons d’alerte et report des caméras internes vers le Centre de Supervision Urbain

Conseil municipal du 27 septembre 2019

Délibération 1.6 – Convention de partenariat relative à la sécurité avec le Centre Hospitalier Universitaire pour la mise en place de boutons d’alerte et report des caméras internes vers le Centre de Supervision Urbain.

Monsieur l’Adjoint, chers collègues,

Les délibérations 1.4 à 1.7, concernent l’extension des conventions avec divers organismes publics ou privés pour l’installation de boutons d’alerte comme à la Halle de la Gare du Sud, assortis dans certains cas comme pour l’aéroport  et le CHU du report des images des caméras déjà en place.

Mon intervention portera sur la délibération 1.6 concernant le mise en place de boutons d’alerte avec report des images des caméras internes au CHU vers le Centre de Supervision Urbaine.

Dans la délibération vous indiquez qu’il s’agit de satisfaire une demande du CHU destinée à améliorer  la sécurité des personnels des urgences particulièrement exposés face à l’augmentation des agressions de tous ordres dont ils sont victimes.

Dans ce but, en cas de déclenchement du bouton d’alerte, les caméras de l’accueil et de la salle des urgences seraient raccordées au CSU afin de permettre une analyse précise de la situation.

Vous connaissez notre attachement au respect de l’équilibre entre sécurité et libertés individuelles. Dans le cas présent, dans la mesure où le raccordement au CSU est temporaire car il n’est activé qu’en cas de nécessité par le personnel hospitalier, on peut considérer que l’équilibre n’est pas rompu, en que dans le cas précis, le droit au secret médical n’est pas menacé.

Ceci étant dit, il ne faut pas oublier les raisons qui ont conduit à la forte augmentation des agressions dont sont victimes les personnels et qui sont à l’origine de la demande. Les responsables syndicaux  mettent en cause à juste titre la réduction des moyens tant matériels qu’humains dans les services qui ont fait exploser les temps d’attente aux urgences.

Afin de régler efficacement le problème, nous estimons comme eux  que la Ministre de la santé doit débloquer des moyens importants à la mesure des difficultés auxquelles font face quotidiennement les personnels. Il faut créer des postes supplémentaires et augmenter le nombre de lits. Car comme le souligne un des responsables syndicaux, en l’absence de ces mesures indispensables pour améliorer la situation dans ce service stratégique, « on pourra mettre toutes les caméras du monde à l’hôpital, cela n’empêchera pas les agressions ».

Je vous invite donc à entendre aussi cette demande de moyens matériels et humains du personnel hospitalier, et je ne doute pas un instant Monsieur le Maire, que vous interviendrez en ce sens avec toute la pugnacité qu’on vous connaît auprès de celui qui a toute votre sympathie, je veux parler du Président de la République.

Pour notre part, nous pensons qu’il convient de répondre positivement à la demande, dans le cadre du respect du secret médical et des libertés individuelles, tout en rappelant que la meilleure solution à ces problèmes c’est l’augmentation des moyens humains des services hospitaliers concernés plutôt que l’augmentation du nombre de caméras.